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JOSE GONZALEZ with THE GÖTEBORG STRING THEORY @ La Gaïté Lyrique
L’exceptionnel ensemble orchestral Göteborg String Theory, emmené par leur atypique chef d’orchestre et totalisant une vingtaine de musiciens, ont eu notamment l’occasion de collaborer avec le cinéaste Wim Wenders.
         EXTRAIT

JOSE GONZALEZ with THE GÖTEBORG STRING THEORY @ La Gaïté Lyrique

L’exceptionnel ensemble orchestral Göteborg String Theory, emmené par leur atypique chef d’orchestre et totalisant une vingtaine de musiciens, ont eu notamment l’occasion de collaborer avec le cinéaste Wim Wenders.

         EXTRAIT

"Picasso à la cigarette" - Lucien Clergue

"Picasso à la cigarette" - Lucien Clergue

Ho, un anno di piu…

A TEMPS
A mesure quelconqueS’épanche la brisureFemme, chaise ou fenêtreQue le sujet soit sûreQuand sonne l’heureDes lumières de la matièreSpontanément acquisesLe peintre déchaîneLa palette se dessècheAu beau soleilC’est bien la dêcheMon coeur qui monneyeToutes ces pimbêchesPuis te voiciPuis me voilàEt nous disons qu’iciC’est comme à chaque foisMais nous ne savons guèreComment cela opèreNotre relief sommeilEscarpe nos fièvres  Tes hanches appareillentTon corps se déhancheMa fêlure, tes lèvresSemblent sans nul pareilJe t’ai dit en passantJe ne sais plus tropQuels beaux collants !Ils sont si beaux !Déchire-les moi !  C’est un coup bas !Donne-moi tes mainsEt si je t’appelle gamineNous verrons bien demainSi cela nous mineAllons aux quatre ventsComme les masques d’antanSans se le direRestons pour autantLes non-dits s’en vont pour rire

M. Leccia

A TEMPS


A mesure quelconque
S’épanche la brisure
Femme, chaise ou fenêtre
Que le sujet soit sûre
Quand sonne l’heure
Des lumières de la matière
Spontanément acquises
Le peintre déchaîne
La palette se dessèche
Au beau soleil
C’est bien la dêche
Mon coeur qui monneye
Toutes ces pimbêches

Puis te voici
Puis me voilà
Et nous disons qu’ici
C’est comme à chaque fois
Mais nous ne savons guère
Comment cela opère
Notre relief sommeil
Escarpe nos fièvres
Tes hanches appareillent
Ton corps se déhanche
Ma fêlure, tes lèvres
Semblent sans nul pareil

Je t’ai dit en passant
Je ne sais plus trop
Quels beaux collants !
Ils sont si beaux !
Déchire-les moi !
C’est un coup bas !
Donne-moi tes mains
Et si je t’appelle gamine
Nous verrons bien demain
Si cela nous mine
Allons aux quatre vents
Comme les masques d’antan
Sans se le dire
Restons pour autant
Les non-dits s’en vont pour rire

M. Leccia

PAR L’EMOTIONLe Poète inlassablement hante et se diffuseDans les veines-compréhensions du mondeQui au détour d’une rime trouve la fureur de direLa vertu avare de motsLe vice parlant sans finsTrop bien, trop bien il le saitCar il ne demeure pointLà où les conflits de la proseLes querelles du langage  Comme le sait bien Reverdy reposentLa rhétorique et ses miragesLe sensible pris pour cible  A l’instar du Verbe volage  Je persiste et signeIl est indigne de signifierMieux vaut alors ne si fier  Pour le désordre et le non-sensDu mot d’esprit qui encenseEt dilate l’œil qui rie et attendsUne preuve de Freud ou de Lacan
M. Leccia - "Passage Hagard" - V - Wessen

PAR L’EMOTION

Le Poète inlassablement hante et se diffuse
Dans les veines-compréhensions du monde
Qui au détour d’une rime trouve la fureur de dire
La vertu avare de mots
Le vice parlant sans fins
Trop bien, trop bien il le sait
Car il ne demeure point
Là où les conflits de la prose
Les querelles du langage
Comme le sait bien Reverdy reposent
La rhétorique et ses mirages
Le sensible pris pour cible
A l’instar du Verbe volage

Je persiste et signe
Il est indigne de signifier
Mieux vaut alors ne si fier
Pour le désordre et le non-sens
Du mot d’esprit qui encense
Et dilate l’œil qui rie et attends
Une preuve de Freud ou de Lacan


M. Leccia - "Passage Hagard" - V - Wessen

A DEMI-MOT


A demi-mot on démène des mots
Qui descendent des aviateurs obscènes
Tout là-haut dans leur ciel si beau
Et c’est en tournoyant que la scène
Ouvre le cœur des gentils mécènes

A demi-mot, sans crier gare
Occulter ce qui est nécessaire
Lorsque vient tard le soir
L’inquiétude posée sur l’étagère
Qui creuse plus qu’elle ne s’affaire

A demi-mot oh qui voit donc ?
Dans le printemps qui arrive
Et la pâle lueur du jonc
Les rayons consciencieux qui se rivent
Au bord de tes yeux, ma rive !

A demi-mot, tamiser les heures
Le déroulement des jours
Quand tressaillit et leurre
Sous les nuages si lourds
L’écume de notre amour


M. Leccia - “Passage Hagard” - V - Wissen

Lumière Brothers - “The Serpentine Dance” - 1889 - Comments by Bertrand Tavernier

- Merci à Lou -