A demi-mot on démène des mots
Qui descendent des aviateurs obscènes
Tout là-haut dans leur ciel si beau
Et c’est en tournoyant que la scène
Ouvre le cœur des gentils mécènes
A demi-mot, sans crier gare
Occulter ce qui est nécessaire
Lorsque vient tard le soir
L’inquiétude posée sur l’étagère
Qui creuse plus qu’elle ne s’affaire
A demi-mot oh qui voit donc ?
Dans le printemps qui arrive
Et la pâle lueur du jonc
Les rayons consciencieux qui se rivent
Au bord de tes yeux, ma rive !
A demi-mot, tamiser les heures
Le déroulement des jours
Quand tressaillit et leurre
Sous les nuages si lourds
L’écume de notre amour
M. Leccia - “Passage Hagard” - V - Wissen